Le temps libre

Le principal obstacle à la créativité est le manque de temps. Notre métier, notre vie de famille, notre vie de couple, nos loisirs, nos obligations domestiques nous prennent tout notre temps. Comment trouver du temps libre pour créer ?

 

Il convient d’analyser nos activités de la semaine. Lesquelles relèvent de la vocation, lesquelles relèvent de la servitude consentie ?

Si une activité relève de la vocation, continuons à y consacrer du temps. Si notre vie de famille est une vocation, évitons de la délaisser sous prétexte que nous avons un programme informatique à écrire. Notre bien-être en pâtirait.

Parfois, ce qui était au départ une vocation peut devenir de la servitude consentie. Si notre vie de famille est une vocation, mais que notre famille semble exiger de nous plus de temps que nous ne souhaitons lui accorder, alors discutons-en. Trouvons un compromis. Ou trouvons une synergie. Notre famille accepterait-elle de tester nos programmes informatiques ? Cela réconcilierait nos deux vocations. Parfois, le compromis est impossible. Si notre famille se désintéresse de l’informatique, évitons de les forcer, cela les pousserait à la servitude consentie. Alors expliquons-leur que nous voulons consacrer plus de temps à cette vocation. Ou cherchons du temps libre ailleurs que sur notre temps de famille.

Si l’activité relève de la servitude consentie, voyons si nous pouvons la supprimer pour pratiquer notre vocation à la place. Peut-être allons-nous supprimer cette activité d’un coup, ou peut-être va-t-il falloir procéder par étapes.

Si abandonner cette activité de servitude consentie implique que des personnes se sentent lésées, prenons d’abord le temps de leur expliquer la situation, proposons des garanties.

Si cette activité de servitude consentie génère l’essentiel de nos revenus, voyons comment nous pouvons dégager de nouveaux revenus avec notre vocation, ou utiliser les revenus de la servitude consentie pour épargner et préparer la transition. Voyons comment nous pouvons diminuer nos besoins financiers en supprimant certaines activités de servitude consentie qui sont coûteuses.

Si cette activité génère chez nous une dépendance (alcoolisme, tabagisme, vagabondage sur internet, dépendance relationnelle), voyons comment nous pouvons la réduire petit à petit.

Utilisons notre créativité pour supprimer nos activités de servitude consentie.

Si cette activité de servitude consentie nous paraît indispensable, comme par exemple les tâches domestiques, utilisons notre créativité pour réduire le temps qu’elle prend. Supprimons les autres activités de servitude consentie qui génèrent ces activités « indispensables ». Ainsi, mettre fin à une surconsommation de nourriture diminue le volume de ménage à faire.

Ou utilisons notre créativité pour transformer ces activités de servitude consentie en vocation. Le fait de faire la vaisselle peut être gratifiant si cela devient un moment d’introspection, de contribution, ou de pleine conscience.

Utilisons aussi notre créativité pour que notre vocation soit moins gourmande en temps. Organisons-nous. Limitons nos créations. Fusionnons plusieurs projets.

Enfin, apprenons le contentement. Apprécions chaque moment consacré à notre vocation. Oublions que cela va bientôt finir, que la servitude consentie va reprendre.

 

La quête de temps libre est un voyage. Nous modifierons nos activités toute notre vie.

Apprécions le temps qui nous est donné maintenant. Aussi idylliques soient nos agendas dans le futur, c’est notre agenda dans le présent qui importe.

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