Podcast Outsider N°32 : Game Design jeu de rôle : Du respect des animaux 2 sur 2

Dans cette deuxième partie de podcast enregistrée avec Arjuna Khan, nous parlons d’inscrire les luttes pour les animaux dans la convergence des luttes en jeu de rôle (et ailleurs) , et je manifeste ensuite (Arjuna étant hors ligne à ce moment de l’enregistrement) les sentiments… mitigés… que m’inspirent les publications de la carnosphère rôliste.

Les propos n’engagent que les personnes qui les émettent, par conséquent j’assume la responsabilité de ce que je dis dans le micro sans y associer Arjuna Khan.

Trigger warning : violence, haine, objectification, humour oppressif

Content warning : Shoah

crédits : Tancread, cc-by-nc, galerie sur flickr.com

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Retrouver le podcast 1 et 2 en un bloc sur Youtube (attention, le son est brut)

Retrouver le premier épisode monté

Sur les arguments généraux en faveur du véganisme

Entretien point culture : le véganisme (avec Jihem Doe)

Sur les rapports entre l’élevage et l’effet de serre :

Le réchauffement climatique : causes, conséquences et solutions sur Tantmieux

La hausse rapide du méthane alarme les climatologues par Claire Lecoeuvre  sur Reporterre

Philippe Larrouturou : Climat : Trois quarts de l’humanité menacés de mort ? sur Thinkerview

Aurélien Barrau : Quand la science appelle à l’aide pour l’humanité ? sur Thinkerview

Sur les rapports entre sexisme et spécisme :

Carol Adams : La politique sexuelle de la viande

Carol Adams : Anima, Animus, Animal sur les cahiers antispécistes

Nora Bouazzouni : Faiminisme

Elise Desaulniers : Version longue Sexisme, racisme et spécisme. Intersection des oppressions

Ruby Hamad : Oppressions entrecroisées : le point de vue d’une féministe musulmane et vegan

Sur les rapports entre devoir de mémoire et lutte contre l’exploitation animale :

Elizabeth de Fontenay (présidente de la « Commission Enseignement de la Shoah » de la Fondation pour la mémoire de la Shoah) : « Je ne me reconnais pas dans l’antispécisme et je pense qu’on devrait pouvoir aller le plus loin possible dans la défense du droit des animaux à l’intégrité et même à la vie sans pour autant offenser les humains. Je reconnais en revanche la justesse bouleversante de la parole de Singer, « éternel Treblinka », appliquée à la maltraitance des bêtes, « au jour le jour et depuis toujours », comme l’écrit Derrida, encore que par common decency [« décence ordinaire »], je refuse de le prendre à mon compte et d’en faire un système. », dans Philosophie Magazine n°117, mars 2018, article « Les abattoirs sont-ils les nouveaux camps de la mort ? », p58-59

Elizabeth de Fontenay :

« Oui, les pratiques d’élevage et de mise à mort industrielles des bêtes peuvent rappeler les camps de concentration et même d’extermination, mais à une seule condition : que l’on ait préalablement reconnu un caractère de singularité à la destruction des Juifs d’Europe, ce qui donne pour tâche de transformer l’expression figée “comme des brebis à l’abattoir” en une métaphore vive. Car ce n’est pas faire preuve de manquement à l’humain que de conduire une critique de la métaphysique humaniste, subjectiviste et prédatrice. »

Et encore :

« On sait que la grande majorité de ceux qui, descendant des trains, se retrouvaient sur les rampes des camps d’extermination, ne parlaient pas allemand, ne comprenaient rien à ces mots qui ne leur étaient pas adressés comme une parole humaine, mais qui s’abattaient sur eux dans la rage et les hurlements. Or, subir une langue qui n’est plus faite de mots mais seulement de cris de haine et qui n’exprime rien d’autre que le pouvoir infini de la terreur, le paroxysme de l’intelligibilité meurtrière, n’est-ce-pas précisément le sort que connaissent tant et tant d’animaux ? »

— Élisabeth de Fontenay, Le silence des bêtes : la philosophie à l’épreuve de l’animalité.

La carnosphère rôliste

L’Ecclésiaste : La X-Card : quand le politiquement correct envahit les JDR, sur UMAC Comics & Pop Culture

Captures d’écran du groupe Facebook Discussions de drôlistes narrativo-vegan